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Posts Categorized / La Plume

  • Août 02 / 2017
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La Plume

Le blog de la Plume est mis en suspend jusqu’à nouvel ordre, le journal paraissant en version papier tous les trimestres. On vous laisse cependant avoir accès à tous les articles ayant déjà été publiés sur le blog, vous les trouverez plus bas sur cette page.

Bonne lecture et à très vite au cercle pour vous procurer votre exemplaire papier de la Plume!

  • Mai 02 / 2015
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La Plume

Islande : prémisses d’une prophétie ?

Pléthore de médias nous assaillent quotidiennement d’informations de premier ordre visant à nous confronter à des problèmes susceptibles de nous intéresser, nous toucher ; pourtant, il est un fait économique et social qui, loin d’être insignifiant, fut cependant éludé totalement du kaléidoscope journalistique. Que penser de cette éviction ? Quels sont les enjeux de la révolution populaire en Islande ?


Tout d’abord, il est crucial de replacer les étapes vécues par l’Islande dans leur contexte : après avoir subi de plein fouet la crise des subprimes de 2008 (il fut le premier pays à être touché) et alors que les 3 banques principales du pays sont gravement touchées : Glitnir, Landsbanki et Kaupthing ; autrefois machines (privées bien sur) à relancer l’économie par la profusion de crédits visant à rentabiliser leur investissement, elles furent nationalisées lors de la crise.

Parmi ces banques, Landsbanki eut un rôle important : en effet, cette banque en ligne comptait de nombreux hollandais et britanniques au sein de ces 340 000 épargnants. Ces derniers, peu ravis d’avoir perdu leur investissement, demandent réparation au gouvernement islandais qui accepte sous la pression (fin 2009)

Seulement, c’est à partir de ce moment-là que le peuple, mécontent de devoir payer des dettes qu’il n’a jamais contracté (on lui réclamait quelque 4 milliards d’euro) mais doit cependant rembourser, décide d’organiser des manifestations, propose des référendums et des consultations populaires. Ce qui lui permet en 2010 d’annuler l’accord de remboursement à la Hollande et à l’Angleterre via un vote qui prônera le refus à 93%.

Motivé et déterminé, le peuple n’a cessé de se faire entendre dans ce petit pays de 300.000 habitants, ils étaient jusqu’à 6000 tous les samedis pendant la crise afin de faire entendre leur désir de changement : pourquoi leur incomber une responsabilité qui n’est pas la leur ? Combien sommes-nous réellement à comprendre les tribulations économiques que nous subissons ? Comment pouvons-nous former des experts dans ces domaines mais leur laisser prendre tous les risques sans les responsabiliser face à l’impact sociétal énorme que leurs actions entrainent ?

Après avoir âprement lutté par toutes les possibilités démocratiques mises à leur disposition, le peuple eut gain de cause (allant jusqu’à poursuivre en justice certains dirigeants de banque islandaise, dont notamment l’ancien CEO de la banque Landsbanki à 12 mois de prison pour manipulation des marchés) et pu élire un gouvernement de gauche qui aujourd’hui apporte des réponses concrètes au problème chronique de crise en Islande (20 depuis 1875) : allégement généralisé de la dette (à hauteur de 25.000 pour les emprunts hypothécaires) pour les ménages à faible revenu, les PME ou encore les ménages ayant des dettes excédants leurs rentrées financières.

Mais le plus beau est sans doute aucun le rapport de 113 pages du nouveau gouvernement visant à retirer aux banques commerciales leur possibilité de créer de l’argent (et donc de la dette à partir du néant) pour ne laisser ce soin qu’au gouvernement par le biais de la Banque Centrale Islandaise. Cette réforme intitulée « A better monetary system for Iceland » pourrait bien se révéler être un exemple historique d’un système économique raisonnable, utilisant l’argent comme ce qu’il est réellement : un outil censé nous permettre de progresser universellement plutôt que le Saint Graal d’une élite narcissique ne cherchant que le profit direct et personnel.


 

Sources :

  1. Le Monde, Thorolfur Matthiasson, Université de Reykjavik, « Prendre Exemple sur l’Islande », 26.11.2012 à 10h44, http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/11/26/prendre-exemple-sur-l-islande_1795868_3234.html
  2. Le Point, Antoine Grenapin, « Comment l’Islande est sortie de l’enfer », Publié le 26/02/2012 à 08:57 – Modifié le 27/02/2012 à 11:24, http://www.lepoint.fr/debats/l-islande-une-nouvelle-utopia-26-02-2012-1435208_34.php
  3. The Telegraph, AFP, « Iceland looks at ending boom and bust with radical money plan », 31/03/2015 à 08h11, http://www.telegraph.co.uk/finance/economics/11507810/Iceland-looks-at-ending-boom-and-bust-with-radical-money-plan.html

Cyril Wintjens

  • Mai 01 / 2015
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La Plume

Cupcakes

Vous vous demandez ce que vous allez bien pouvoir faire pendant vos pauses, après de longues heures d’étude qui vous paraîtront ne jamais toucher à leur fin ? Ne cherchez plus ! Nastia vous a préparé un article appétissant pour tester vos talents culinaires durant ce long mois de mai !

(Pour ceux qui n’auraient pas encore lu, voici le précédent article sur les cupcakes de Nastia)


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 Désolée mes chers amis, je recommence avec les cupcakes ! Cette fois, j’ai préparé quatre nouvelles recettes que je n’avais jamais testées auparavant. Je les ai modifiées, améliorées, perfectionnées, pour vous fournir le meilleur de ce petit dessert individuel.

 Je propose ainsi la recette de cupcakes à la myrtille, au chocolat/M&M’s, à la pomme caramélisée meringuée et au goût cocktail.

Recette 1 : Cupcakes myrtille


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Sans aucun colorant artificiel, la pâte est colorée en bleu électrique et la crème en lilas… Une pâte bleue moelleuse, parsemée de myrtilles juteuses, et une crème mauve fondant : voilà ce qu’offre ce cupcake original et esthétique.
Pour 8 cupcakes – difficulté : moyenne – un peu cher – préparation : 20 minutes- cuissons : 20 minutes

Ingrédients :
Pour la pâte: 1 oeuf, 100 gr de lait, 130 gr de farine, 70g de myrtilles surgelées, 30g de beurre mou, une cuillère à café de levure, une pincée de sel Pour la ganache : 100g de Philadelphia (sorry pour le placement de marque), 50g de sucre, 30g de beurre mou, 20g de myrtilles surgelées, 35g d’eau, 20g de sucre Finition : des petits fruits rouges pour décorer (ici, des cerises aigres) et des vermicelles


Préparation:
Pour la ganache : Dans une casserole, créer un sirop de myrtilles en ajoutant l’eau, les myrtilles, les 20g de sucre. Cuire jusqu’à l’obtention d’une consistance sirupeuse. Laisser refroidir. A côté, battre la Philadelphia avec les 50g de sucre, ajouter le beurre mou et battre jusqu’à ce que la consistance soit homogène. Dans la préparation au Philadelphia, verser le sirop ( bien dense) refroidi. Battre de nouveau.
Pour la pâte : D’ores et déjà, sortir les myrtilles du congélateur pour les laisser à température ambiante.Préchauffer le four à 180°. Dans un saladier, à l’aide d’un fouet, battre l’oeuf avec le sucre et le beurre. Ensuite, ajouter le lait. Dans un autre saladier (ou bol), joindre la farine, la levure et le sel. Mixer les deux préparations jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène. En dernière étape, ajouter les myrtilles. Le jus de myrtille va colorer la pâte en bleu. Remplir aux 2/3 des caissettes de cupcakes de cette préparation et cuire pendant une vingtaine de minutes au four.
Sortir les cupcakes du four et les laisser refroidir. Une fois complètement froids, les décorer à l’aide d’une poche à douille à embout cannelé de la crème mauve. Décorer avec une myrtille, framboise ou petite cerise et parsemer de vermicelles.

Recette 2 : Cupcakes meringués aux pommes caramélisées

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Des morceaux de pommes au caramel, une pâte goûteuse et un topping meringué passé au four : voilà les particularités de ce dessert cupcake.

Pour 8 cupcakes -difficulté : moyenne- préparation : 25 minutes- cuisson : 20 minutes

 

Ingrédients :
Pour la pâte : 1 grosse pomme, 100 g de sucre plus une cuillère à soupe pour la cuisson des pommes, 1 gros oeuf, 75g de farine, 5g de levure chimique, 70g de beurre fondu plus une noisette de beurre pour la cuisson des pommes, 5 cl de lait
Pour la meringue : 1 blanc d’oeuf, 30g de sucre glace
Finition : quelques petites tranches de pomme
Préparation:
Pout la pâte : Préchauffer un four à 180°. Peler et couper la pomme en dès et la faire sauter 4 minutes dans une poêle, avec un peu de beurre et de sucre. Mettre de côté. Dans un petit saladier, mélanger le sucre avec l’oeuf à l’aide d’un fouet. Ajouter la farine et la levure, bien mélanger. Ajouter le beurre fondu (surtout pas brûlant! ) et le lait. Finalement, mélanger la pâte avec les dès de pommes et déposer la pâte dans des caissettes, dans les moules à cupcakes. Remplir aux 2/3. Enfourner pour une vingtaine de minutes. Démouler les cupcakes.
Pour la meringue : A l’aide d’un fouet ou d’un batteur électrique (encore mieux), battre le blanc en neige jusqu’à ce qu’il forme des « becs d’oiseaux », c’est-à-dire que la meringue tient quand on lève le fouet et forme des dessins. Ajouter le sucre. Battre de nouveau. Décorer les cupcakes avec cette meringue, à l’aide d’une poche à douille à embout cannelé. Remettre au four pour légèrement dorer la meringue (attention, ça va très vite ! Il vaut mieux rester devant le four pour surveiller)
Sortir les cupcakes, laisser refroidir et décorer d’une tranche de pomme.

 

Recette 3 : Cupcakes façon « Cocktail estival »

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Quelques rappels de cocktails estivaux, type Pina Colada ou Mojito… Une pâte parfumée avec de la menthe, des zestes de citron vert, du jus d’ananas et de la Pina Colada. Un glaçage rappelant la pâte, un cupcake décoré d’une paille, pour se croire au bord de la plage.
Pour 7 cupcakes -difficulté : moyenne – préparation 20 minutes- cuisson 20 minutes-
Ingrédients :
Pour la pâte : 75g de sucre, 40g de beurre, 120g de farine, une pincée de sel, 5g de levure, une cuillère à soupe de menthe hachée, 1 cuillère à soupe de zestes de citron vert, 80 ml de lait, 1 oeuf, une cuillère à soupe de jus d’ananas et 1 cuillère à soupe de Pina Colada (ou autre alcool)
Pour la crème : 80g de Philadelphia, une cuillère à café de sucre en poudre, un peu de menthe hachée et de zestes, une cuillère à café d’ananas et de Pina Colada (ou d’autre alcool à cocktail, de type Rhum ou Malibu…)
Préparation:
Pour la pâte : Préchauffer le four à 180°. Battre le beurre avec le sucre et l’oeuf. Ajouter la farine, la levure, et le sel, préalablement joints ensemble. Battre. Ajouter le lait. Battre de nouveau jusqu’à consistance homogène. Finalement, ajouter les ingrédients aromatisants (menthe, zestes, jus d’ananas et alcool).
Remplir les caissettes aux 2/3. Mettre au four et vérifier la cuisson en pointant un couteau dans la pâte : si le couteau ressort sec, les cupcakes sont prêts à être sortis du four.
Pour la crème : Mélanger le Philadelphia, le sucre, la menthe, les zestes, le jus et l’alcool. Tartiner les cupcakes bien refroidis de cette crème. Décorer avec des tranches de fruits (orange, kiwi, anans… ), de sucre coloré (j’ai choisi le vert pour rappeler les Mojitos) et d’une paille raccourcie à l’aide de ciseaux.

Recette 4 : Cupakes chocolat- M&M’s

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Pour 8 cupcakes -difficulté : moyenne – préparation 20 minutes- cuisson 20 minutes

Une pâte très (très) chocolatée, avec des éclats de M&M’s et une ganache au chocolat… One word: diabetus
Ingrédients:
Pour la pâte : 1 oeuf, 60g de beurre, 50g de sucre, 40g de farine, 30g de cacao, 60 ml de lait, 5g de levure et une pincée de sel, un petit sachet de M&M’s
Pour la ganache au chocolat: 100g de chocolat noir, 10cl de crème liquide
Préparation:
Pour la ganache: Faire fondre au micro-ondes à feu doux le chocolat et la crème liquide pendant 3 minutes. Mélanger jusqu’à l’obtention d’une consistance homogène, laisser reposer au frigo au moins 1 heure.
Pour la pâte: Préchauffer le four à 170°. Dans un saladier, battre le beurre avec le sucre et l’oeuf à l’aide d’un fouet. Ajouter la farine, le cacao, la levure et le sel préalablement joints ensemble. Ajouter le lait et battre longuement. Ajouter des éclats de M&M’s. Répartir la pâte dans les caissettes en remplissant aux 2/3. Cuire 20 minutes. Sortir du four, laisser refroidir. Ensuite, décorer les cupcakes avec la ganache au chocolat à l’aide de la poche à douille à embout cannelé. Placer au centre 3 M&M’s. Déguster.

 

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En espérant que ces recettes comblent vos estomacs et vos papilles, ainsi que ceux de vos invités.


Votre dévouée Nastia

  • Mai 01 / 2015
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La Plume

Espace détente du 27 avril

Un challenge aux retentissements… Dangereux

Vous avez très probablement entendu parler de ce petit défi lançé sur les réseaux sociaux, le KylieJennerLips Challenge. C’est qui déjà, Kylie machin ? Les fans de la série téléréalité « Keeping Up With the Kardashians » le savent déjà, mais pour les autres, il s’agit de la fille de Bruce Jenner, ancien champion olympique en pleine transition sexuelle pour devenir une femme (NDLR) et de Kris Jenner Kardashian, femme d’affaires importante dans le divertissement télé et la mère des fameuses soeurs Kardashians. Et pourquoi toutes ces jeunes filles coincent-elles leur bouche dans une bouteille ou un capuchon ? Il se trouve que Kylie Jenner fait l’objet de rumeurs sur sa bouche pulpeuse, elle clamant qu’il s’agit de maquillage, les internautes dénonçant des opération esthétiques… Bref, dans tous les cas, la gente féminine veut en connaître le secret. La « méthode » a été largement partagée sur la toile, mais pas ses risques… Un certain nombre de personnes se sont carrément éclaté une lèvre dans l’exercice, car ils et elles avaient aspiré trop d’oxygène du récipient… On ne sait pas encore s’il faut en rire ou en pleurer.

Histoire de continuer d’avoir peur

Si vous êtes fan de comics, vous savez peut-être que très prochainement sortira un film dédié au gang de méchants « Suicide Squad », dans lequel figure notamment le Joker. Ce rôle sera d’ailleurs incarné par Jared Leto ; le film est en cours de production et le directeur a tweeté la première photo de l’acteur dans son personnage, et le moins qu’on puisse dire c’est que ça commence bien ! Jared Leto est irreconnaissable avec ce maquillage.

Citation de la semaine

Puisque pour nous, les étudiants, le retour du soleil rime avec examens de juin, voici une petite citation qui illustre bien cette injustice :

« Soleil couché, malheur pas couché » (proverbe guadeloupéen)


Morgane Schroyen

  • Mar 29 / 2015
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La Plume

Une semaine riche en faits divers

Histoire de vous donner une excuse de ne plus procrastiner…
La semaine dernière on vous parlait de ces rap battles entre princesses Disney ; cette semaine vous pourrez aussi aller regarder le remake du tube « Uptown Funk » de Bruno Mars et Mark Ronson, à la sauce Harry Potter ! Entre les scènes de danse hilarantes et les paroles bien trouvées, tous les ingrédients sont réunis pour réussir une bonne parodie.

Petits faits divers de la semaine
Jennifer Lawrence ne fera plus partie du casting des prochains films de la franchise X-Men. Son rôle pour Mystique dans X-Men Apocalypse sera le dernier. Notez que l’on ne connaît pas encore la raison officielle…

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Une femme sexagénaire, de Palm Springs aux États-Unis, était chez elle tranquillement, et cherchait où se cachaient ses compagnons félins ; c’est tout naturellement qu’elle passe une main sous le lit, et qu’au lieu d’y trouver les dits compagnons, elle y a trouvé… Un monsieur. Le cambrioleur est immédiatement sorti en courant de la propriété mais a, malheureusement pour lui, été arrêté.

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Morgane Schroyen

  • Mar 22 / 2015
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La Plume

Carnaval, manifestations et éclipse: la semaine vue par Corentin François

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Lundi
Lundi, la tête encore pleine des discussions avec Chirac, les Rasta Rockets, les princesses – les vraies, celles qui titubent un verre à la main le diadème de travers, pas celles en béquilles après une mauvaise chute au ski – les batman, superman et autres rigolos qui essaient d’égayer leur petite vie pourrie en se baladant en collant un week-end durant, je rentre sur Bruxelles. J’ai pas cours, mais la date fatidique de remise du mémoire avance. Je prends le bus 71. Hasard du calendrier, c’est ce jour-là qu’on apprend que la « tramification » de cette ligne n’aura pas lieu. Ça coûte trop cher, faut faire trop de travaux. On n’a pas bâti Bruxelles en un jour non plus.

 

Mardi
La tête dans mes bouteilles, je me réveille à quatorze heures, si l’avenir appartient à ceux qui se couchent tard, il apparaît évident qu’il appartient encore plus à ceux qui ne se couchent pratiquement pas. J’ai dormi assis. Ma coloc’ m’engueule, j’ai pas fait tourné le lave-vaisselle, j’ai pas débarrassé ceci cela et c’est son anniversaire. Elle n’a pas le temps de passer derrière les fruits de mes orgies. Du coup, je dois tout ranger moi-même, depuis qu’elles ont acquis des droits, les mecs en ont moins. Alors que le temps c’est de l’argent, une enquête sérieuse déclare que les bruxellois sont de plus en plus pauvres. Faut-il y voir un lien de cause à effet avec l’enquête qui déclare qu’il y a de moins en moins de célibataires en capitale ? Réponse à la Rue Neuve où les cartes bleues masculines chauffent.

Le soir, j’apporte du chocolat et des bières à madame. Une femme, une vraie. Soirée Ligue des Champions. « Demain je dois faire du shopping, aller acheter un cadre, ça me fait chier », puis elle poursuit : « Il y avait pas hors-jeu là sérieux ? ». La bague de fiançailles n’attend plus qu’à être déballée.

 

Mercredi
De temps en temps, il faut bien aller en cours. C’est portes ouvertes à l’ULB, c’est donc d’autant plus facile d’y entrer. Au programme du jour, conférences sur le cinéma avec Nicolas Guiot, l’homme orchestre du cri du homard et Damien Keyeux le monteur de La Marche, entre autres. Verdict sans appel : le cinéma c’est mieux tout – organisé, financé, créé – en Flandre. Chez nous la RTBF crée des séries inutiles sans se préoccuper de la qualité, le financement est catastrophique. Comme dans tout, nous sommes à la traîne.

 Heureusement, une bande très active organise encore une manifestation dans Bruxelles. Les syndicats font réellement avancer les choses : trois ou quatre kilomètres sur la journée sponsorisée à coup de Carapils (qui garde son nom) et de pains merguez.

Le jour même Fadila Lanaan et De Wolf s’entre-déchirent sur la question du radicalisme dans les services de la STIB et de la propreté. Au lieu de chercher à régler le problème, main dans la main…

 

Jeudi
Des gens marchent encore contre l’austérité. Pendant ce temps-là, ils ont la chance d’être payés. À ce rythme, ils pourront travailler jusqu’à 90 ans. La marche, c’est un bon sport. Remplacez les Cara par des bouteilles d’eau et vous serez au top. Allez, une, deux, une, deux.

 

Vendredi

Un tas d’abrutis se presse pour observer l’éclipse. La lune passe devant le soleil et ça donne une bonne excuse à certains pour ne pas travailler. La SNCB en profite pour supprimer quelques trains, il y a une manifestation à gérer près de Bruxelles Centrale.

Corentin François

  • Mar 20 / 2015
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La Plume

Hélico et Carnaval, une semaine mouvementée

Comme chaque semaine, Corentin François revisite les actualités pour nous. Et il faut dire que certaine semaines sont moins drôles que d’autres…

Lundi 9 mars

Retour à Bruxelles après un week-end entièrement dédié à ma mère, fête des femmes oblige. La première femme de ma vie a gagné ma présence pendant deux jours tandis que la deuxième devra se contenter d’une soirée le 9 mars, bien aidée par le fait que c’est son anniversaire. Ce soir-là, rien d’extraordinaire à part ma présence, et c’est déjà suffisamment réjouissant. Alors que le même jour Olivier Mahy, l’échevin de la propreté molenbeekoise, désire intercéder auprès de la Région pour conserver une double collecte des sacs blancs, le soir-même, on ne descend pas les poubelles, on a d’autres choses à foutre.

 

Mardi 10 mars

Il y a des matins comme ça où tu préférerais ne pas te réveiller. Camille Muffat, Florence Arthaud, parties en fumée (au sens propre et figuré), ça rend pas joyeux. Certains ont beau défendre TF1 en disant que ce n’est pas leur faute, que cela aurait pu arriver partout, je n’arriverai jamais à trouver de circonstances atténuantes à cette télévision poubelle qui recycle la chute dans l’oubli de certaines personnalités jadis connues, ou qui crée des stars éphémères à coups d’émissions indigestes. Aujourd’hui, ils ne contrôlaient pas les hélicos, c’est vrai, mais en organisant un Questions pour un champion sportif, un jeu mêlant humour, connaissance et éducation, on ne l’aurait pas eu cet accident… Si TF1 n’est pas coupable, alors c’est le public. Toujours friand, toujours client de ces émissions abrutissantes. Utopique, j’espère toujours un boycott.

Je suis attristé, je n’ai même pas envie de parler de ces roumains condamnés pour leur travail de mac ou de ces 20 millions d’euros utilisés pour la future rénovation de la Gare Centrale. Non, aujourd’hui, je n’en ai pas le coeur.

 

Mercredi 11 mars

Un peu de football et d’architecture. Ce mercredi 11 mars, le dossier d’extension du stade Constant VandenStock est complet. On va ajouter un anneau pour passer à une capacité de 30.000 places. Jusque-là, rien de bien important. Seulement, à quelques encablures de là, un stade national de 60.000 places va bientôt être érigé et le Royal Sporting Club d’Anderlecht compte bien y déménager. A quoi servira donc le Constant VandenStock. Il y a déjà trop de clubs professionnels en Belgique, mais on construit encore des stades. Logique implacable. Football toujours, Champion’s League oblige, j’ai le salon de la colocation pour moi tout seul, je me fais plaisir avec la bouteille de William Lawson’s. Il y a des soirs comme ça où tu bénis le foot d’exister pour satisfaire ton besoin de solitude.

 

Jeudi 12 mars

300 sans-papiers bloquent le carrefour Arts-Loi. Encore 300 abrutis qui prennent tout le monde en otage. A force de tout accepter, le droit de déambuler dans les rues est devenu une obligation, une étape indispensable pour quiconque veut faire entendre sa voix. En attendant, les mecs qui n’en ont rien à battre du mariage gay, qui ne sont pas Charlie, qui ne sont pas taximen, qui ont des papiers, et j’en passe, ils sont emmerdés tous les jours par des cons. Utopique, j’espère la création d’un Etat où on rassemblerait tous les cons adeptes des grèves pour un oui, pour un non. Ils partouzeront idéologiquement tous ensemble, créant des générations de grévistes professionnels, payés et reconnus. Ailleurs, on sera enfin tranquilles.

Le soir-même, madame qui s’est mise en tête de détrôner ma mère pour pouvoir passer le prochain 8 mars avec moi accepte de regarder du foot. Elle a même prévu les bières et la pizza. Que puis-je lui reprocher à part la perfection.

Vendredi 13 mars

Encore un vendredi 13. Celui-ci était prévisible mathématiquement – me direz-vous – puisque nous sommes dans une année non bissextile et que de ce fait février compte 28 jours, donc pile 4 semaines. Pendant que certains énergumènes enrichissent la loterie nationale plus que de coutume, il est grand temps de rentrer chez moi pour me perdre dans le carnaval de Tournai, le grand rassemblement des insatisfaits de la mode, une semaine à Bruxelles encore écoulée. Enfin, rentrer. 32 minutes après l’horaire prévu sinon la SNCB ne serait plus ce qu’elle est. J’ai hâte de voir Superman tailler le bout de gras avec Rabbi Jacob en renversant de la bière partout, c’est toujours un grand moment.

Corentin François

  • Mar 19 / 2015
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La Plume

Recettes spéciales Cupcakes

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Cette semaine je vous livre mes meilleures recettes de ces petits gâteaux américains. S’ils paraissent à première vue délicats à réaliser, le résultat escompté rattrape largement le temps passé à les réaliser. Tout le monde va les adorer!
Cependant, n’appréciant pas particulièrement les desserts remplis de graisse et de sucre (enfin si, mais quand même…), j’ai souvent tenté d’alléger ces derniers.
La pâtisserie requiert des mesures très précises. Il convient, dès lors, d’utiliser une balance numérique. Pour la cuisson de ces jolis petits gâteaux, il faut également se procurer des caissettes en papier (que l’on trouve facilement chez Hema), ainsi que des moules à cupcakes en silicone.
Les cupcakes sont bien meilleurs une fois reposés. Je recommande de les laisser dans le frigo au moins une nuit.

Recette 1: Cupcakes fruits rouges/pistache

Une pâte colorée au coulis de framboise, garnie de gelée de mûre/cassis et d’une ganache au chocolat blanc parfumée à la pâte de pistache, le tout décoré de fruits rouges et d’éclats de pistaches… Un cupcake très gourmand, délicieusement sucré.
Pour 8 cupcakes – difficulté : difficile- onéreux – préparation : 40 minutes- cuissons : 20 minutes – repos de 3 heures minimum pour la ganache (encore mieux, une nuit)

Ingrédients :
Pour la pâte: 60 g de beurre mou, 90g de sucre, 1 sachet de sucre vanillé, 1 oeuf, 4 cuillères à soupe de coulis de framboise (faire cuire 125 grammes de framboises, mixer, passer au tamis, rajouter 1 cuillère à café de sucre), 150 g de farine, 1 cuillère à café de levure chimique, 4cl de lait, 3 cuillères à soupe de confiture de fruits rouges un peu acidulée (ici, j’ai pris mûre/cassis),sel. Eventuellement du colorant alimentaire rouge pour colorer la pâte (personnellement, j’évite de l’utiliser)
Pour la ganache : 100g de chocolat blanc, 15 cl de crème liquide entière, 1 cuillère à soupe de pâte de pistache (on en trouve dans les grandes surfaces mais je l’ai faite maison : dans une casserole, faire cuire deux cuillères à soupe d’eau avec 20 grammes de sucre en poudre. Cuire jusqu’à ce que le mélange bout, ajouter 40 grammes de pistaches émondées, non salées et grillées. Attendre la cristallisation du sucre. Mettre dans la cuve d’un mixer et ajouter 10g de poudre d’amande ainsi que une cuillère à soupe de huile de tournesol. Mixer longuement, jusqu’à ce que la pistache libère ses matières grasses et forme une pâte. J’ai obtenu deux cuillères à soupe). Eventuellement du colorant alimentaire vert pistache.
Finition : des fruits rouges et des éclats de pistache

Préparation:
Pour la ganache : Chauffer 10 cl de crème liquide et la pâte de pistache dans le micro-ondes. Verser sur le chocolat blanc et mélanger. Lorsque c’est homogène, ajouter les 5 cl de crème restant et laisser reposer minimum 3 heures au fais. J’ai rajouté un peu de colorant alimentaire vert pistache.
Pour la pâte : Préchauffer le four à 180°. Fouetter le beurre avec les sucres jusqu’à ce que le beurre blanchisse. Ajouter l’oeuf et le coulis de framboise. Ensuite, ajouter la farine préalablement mélangée à la levure et à une pincée de sel. Ajouter le lait et bien mélanger afin qu’il n’y ait plus de grumeaux. Remplir aux deux-tiers 8 moules à muffin garnis de caissettes et enfourner 20 minutes. Vérifier la cuisson en plantant une pointe de couteau dans la pâte. Si elle ressort sèche, les cupcakes sont prêts. Creuser un cratère au milieu des cupcakes et déposer un peu de confiture de mûre.
Sortir la ganache du frigo et décorer à l’aide d’une poche à douille. Décorer et réserver au frais.
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Recette 2: Cupcakes Noix de coco

Une pâte parfumée à la noix de coco avec une ganache légère au fromage frais.

Pour 8 cupcakes -difficulté : moyenne- préparation : 25 minutes- cuisson : 20 minutes- repos de quelques heures pour la crème

Ingrédients :
Pour la pâte : 80 g de sucre roux ou de sucre de canne, 2 sachets de sucre vanillé, 1 gros oeuf, 75 g de farine, 5 cuillères à soupe de noix de coco rapée, 1 cuillère à café de levure, 70 g de beurre, 8 cl de crème liquide, 3 cuillères à soupe de Batida de Coco (si possible), sel
Pour le topping: 150 g de Philadelphia Nature, 50 g de sucre glace
Finition : noix de coco râpée

Préparation:
Pour le topping: mélanger le fromage avec le sucre glace. Laisser reposer au frigo.
Pout la pâte : Préchauffer un four à 180°. Dans un saladier, mélanger les sucres avec l’oeuf à l’aide d’un fouet. Ajouter la farine, la coco et la levure. Bien mélanger. Incorporer le beurre mou, la crème et la liqueur. Bien mélanger pour obtenir une pâte sans grumeaux. Verser la pâte dans les caissettes, placées dans les moules. Cuire 20 à 25 minutes. Laisser refroidir les cupcakes.
Décorer les cupcakes une fois qu’ils sont totalement refroidis à l’aide d’une poche à douille cannelée. Parsemer de noix de coco rapée.11045859_10206325142517254_1752689964_o

Recette 3: Cupcakes façon Tarte au citron

Une pâte des plus natures, farcie avec du lemon curd et décorée de chantilly, le tout parsemé de biscuits mondés.

Pour 5 cupcakes -difficulté : moyenne – préparation 30 minutes- cuisson 20 minutes- repos de deux heures pour la chantilly

Ingrédients :
Pour la pâte : 75 g de farine, 1 cuillère à café de levure, une pincée de sel, 45 g de beurre, 40 g de sucre en poudre, 1 oeuf, 7 cl de lait, 5 cuillères à café de lemon curd (pour ce faire, j’ai cuit le jus d’un citron avec le zeste d’un demi-citron avec 1 oeuf, 40 g de beurre et 40 g de sucre en poudre)
Pour la chantilly: 20 cl de crème fraîche liquide, 25 g de sucre glace, 1/3 de sachets de « Klop-Fix  » de Dr Oetker
Finition : un biscuits de type « sablé »

Préparation:
Pour la pâte : Préchauffer le four à 180°. Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et le sel. Dans un autre saladier, battre le beurre afin de le faire blanchir. Ajouter le sucre et les oeufs, et fouetter jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Verser le lait et fouetter énergiquement. Incorporer la préparation liquide au mélange de base et remplir les moules aux 3/4. Mettre au four pour une vingtaine de minutes.
Couper les sommets des cupcakes et un peu creuser l’intérieur. Le remplir avec du lemon curd, replacer le chapeau du gâteau.
Pour la chantilly : Dans un récipient long et étroit, fouetter la crème chantilly préalablement refroidie avec le sucre glace et la poudre « Klop-Fix ».
Finition : décorer les cupcakes complètement refroidis avec la chantilly à l’aide d’une douille cannelée et saupoudrer avec des petits morceaux de biscuits.
cake citron

Recette 4: Cupcakes Oreo

Pour les vrais amateurs de chocolat… Une triple pâte chocolat avec du chocolat noir, des brisures de biscuits Oreo et du cacao non sucré…
Bien que la pâte soit un peu sèche, la chantilly délicieusement vaporeuse au goût Oreo rattrape le tout.

Pour 6 cupcakes – difficulté : moyenne -préparation 20 minutes- cuisson 15 minutes- repos 1 heure pour la chantilly

Ingrédients :
Pâte : 60g de farine, 10 g de cacao, 1 cuillère à café de levure, 1 oeuf, 5 cl de lait, 40 g d esucre, 40 g de beurre, 50 g de chocolat noir, des biscuits oreo
Pour la crème : 50g de Philadelphia Nature, 20cl de crème fraîche liquide, 4 cuillères à soupe de sucre glace, des biscuits oreo

Préparation:
Pour la pâte: Préchauffer le four à 200°. Faire fondre le chocolat et le beurre au micro-ondes. Dans un saladier, mettre la farine, le cacao, la levure, le sucre. Ajouter le lait et l’oeuf. Bien mélanger. Prendre la partie noire du biscuit Oreo et la briser en petits morceaux. Ajouter dans la pâte.
Pour la chantilly : Battre la chantilly préalablement refroidie dans un récipient haut et étroit. Ajouter le sucre. Mélanger le Philadelphia aux brisures de biscuit Oreo et joindre les deux préparations. Laisser reposer au frais.
Finition : décorer les cupcakes avec la crème, mettre un/tiers de biscuits Oreo en décoration.

oreo

 

 

 

 

 

 

 

 

Nastia Tretyak

  • Mar 18 / 2015
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La Plume

Espace détente du mercredi 18 Mars

Ouesh ma soeur

Des harlem shakes aux vidéos de chats, les youtube trends on les connaît. Aujourd’hui, un nouveau phénomène assez amusant est apparu : des rap battles (comprenez des batailles de rap, même principe que les dances battles) … Entre princesses Disney. Quand Belle et Cendrillon (Sarah Michelle Gellar, si si) ne se crêpent pas les cheveux, Elsa de Frozen et Blanche Neige s’affrontent pour savoir qui est la meilleure. Si vous comprenez bien l’anglais et que vous comprenez les références, il faut avouer que c’est bien drôle.

Disney-Princess-Rap-Battle

Un vrai super-héro

Inutile de vous demander si vous connaissez le héro, tout droit sorti de l’univers Marvel, Iron Man. D’abord héro de comics, puis plus récemment de block busters américains… Aujourd’hui il est devenu un VRAI super héro. Un petit garçon, né avec un bras droit malformé, a rencontré Robert Downey Jr, habillé en Tony Stark, et a reçu un bras motorisé à l’effigie de l’armure d’Iron Man. L’initiative a été lancée pour soutenir une jeune organisation appelée « Limbitless » qui produit des prothèses low-cost avec des imprimantes 3D pour les familles avec peu de moyens.

iron man

Morgane Schroyen

  • Mar 15 / 2015
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La Plume

La Brassicole du Semeur : être bénévole au montage

Au début de ce mois de mars, on a testé pour vous une expérience plutôt enrichissante : être bénévole à la Brassicole, la semaine de la bière spéciale à l’ULB, organisée par le Semeur. De cette semaine de boulot (et d’amusement), on n’a gardé que de bons souvenirs, condensés ici en ces quelques lignes qui, on l’espère, répondront à toutes vos interrogations concernant ce remue-ménage qu’a été le montage de toute l’infrastructure qui a accueilli des milliards (lol) d’étudiants pendant la semaine de la bière spéciale à l’ULB.

brassicole


Vendredi

Ça y est, la Brassicole est lancée, plus rien ne peut l’arrêter ! Dès 7h du matin, la pelouse du Janson, bien que dépourvue de son gazon verdoyant, est envahie par les bénévoles, armés de motivation et de bonne humeur, de gros pulls et de bottes en caoutchouc. On aurait dit un chantier de l’émission « Tous ensemble » avec Marc Emmanuel : « 3 jours pour installer une Brassicole et aider le Semeur ».

La première journée est plus que chargée : après un rapide petit déjeuner, tout le monde est sollicité pour installer les planches de bois qui serviront de plancher. Ensuite, il a fallu installer les chapiteaux et les bâches. Ça a l’air tellement facile, dit comme ça, et pourtant ce fut long et compliqué. Malgré ça, tout le monde a gardé sa bonne humeur et sa motivation, sans doute grâce à l’excitation due à l’imminence de cette première Brassicole pour certains, ou aux souvenirs des années précédentes pour d’autres. La perspective de passer une bonne semaine a semblé en motiver plus d’un.

En ce qui me concerne, je n’étais pas présente en cette première journée de montage, mais je suis passée voir le résultat en soirée. Je vous avoue que j’étais surprise de l’ampleur du travail accompli : en une journée, toute la structure était montée. Le chapiteau principal, de toute sa hauteur, annonçait dès mon arrivée sur la pelouse la venue d’une semaine très spéciale(s). Impossible de le rater…

> Retrouvez ici la  Vidéo du montage de l’infrastructure.

Samedi

Et c’est avec impatience que j’ai rejoint le chantier dès 7h du matin (ok, bon, faut pas déconner, je suis arrivée à 13h), prête à aider, de toute beauté dans mon vieux pull de TD et mes grosses bottes en caoutchouc.

L’extérieur est déjà posé, mais il y a encore beaucoup de travail à l’intérieur, comme par exemple monter le bar. Aaah, le fameux bar, dont le secret de fabrication est jalousement gardé par le Semeur et ses bénévoles chéris. On a donc dû astucieusement monter le bar, sans même un mode d’emploi. Même Ikea était jaloux.

La suite de la journée a consisté à effectuer les branchements électriques (parfois en rampant dans la boue de manière excessivement sexy), coller des affiches de bières (merci les sponsors) dans le chapiteau principal et trier la réserve (le « Saint Graal », le « Royaume de la Bière », l’ «Endroit où c’qu’on met toute la gnôle »).

Et pour terminer la journée, il a fallu construire deux structures de bois sur lesquelles des graffeurs viendraient dessiner ce qui fera partie du décor derrière le DJ.

C’était pour moi la journée la plus longue, mais la plus drôle aussi. Il faut avouer que j’ai bien rigolé. En tant que bénévole, on se sent assez bien intégré au groupe, et l’ambiance sur le chantier est très bonne. On ne se rend même pas compte qu’on travaille, et pourtant on n’a pas chômé (même si on a fait beaucoup de pauses).

Dimanche

Rebelote ! Rendez-vous sur le chantier à 10h (même si je viens toujours vers 13h parce que je suis une grosse flemmarde). Muni de sa bonne humeur, le gentil bénévole va se rendre utile, aujourd’hui.

Une journée placée sous le signe des poids, lourds de préférence. En troisième position, nous retrouvons les bacs remplis de bières à ranger, en deuxième position les tonnelles à déplacer, et bien sûr en première position le bar de 13 mètres de long à soulever et à déplacer.

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En gros, je n’ai pas fait grand-chose, ayant des problèmes de dos. Mais ça ne veut pas dire que je n’avais rien à faire, non ! Il y a toujours du travail, même si on ne sait rien porter et même si on n’y connait rien en branchements électriques. Alors si toi aussi tu veux devenir bénévole, mais tu ne sais absolument rien faire de tes 10 doigts, n’hésite pas ! Tu seras probablement un boulet, mais tu peux venir.

Et bien sûr je ne pouvais pas terminer cette partie sans parler de Matéo Toussaint, le GRH (Gestion des Ressources Humaines) de la Brassicole. Avec ses blagues pas drôles et sa bonne humeur absolument pas communicative, il a su transmettre la passion de la Brassicole à tous les bénévoles dont il s’est très bien occupé. C’est un chic type, un atout non négligeable du Semeur pour motiver les troupes et ramener les sourires sur des visages fatigués. Merci, Papa Matéo ! (C’est lui sur la photo, avec une expression de pure satisfaction).

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PS : Je tiens à préciser que la majeure partie de cet article a été rédigée lundi soir, premier jour de Brassicole, et que, je l’avoue entièrement, j’étais bourrée.

PS 2 : Le Semeur dispose de plein d’autres atouts que le GRH, je ne veux pas faire de jaloux. J’ai parlé de Matéo parce qu’en tant que bénévole, c’est une des premières que l’on rencontre (c’est le mec qui te dit bonjour, puis qui te gueule « AU BOULOT » dans l’oreille, très gentiment).

PSG : Je n’ai plus rien à dire, mais j’avais juste envie de faire la blague. Bon, ok, je sors.

 

Mazarine :

Dimanche

Le soleil joue à cache-cache avec les nuages pendant que l’équipe du Semeur et son régiment de bénévoles s’activent. Nous sommes dimanche après-midi. La plupart des chapiteaux sont déjà entièrement montés, et leur construction a déclenché pas mal de « aïe mon dos ! » ou encore des « oh nooooon la boue va niquer mes godasses ! » Mais le plus gros est fait. On peut déjà apercevoir çà et là quelques sourires de satisfaction, ça va être bien, oui ça va être très très bien.

Les étudiants traversent la tente principale de part en part, faisant d’incalculables allers-retours entre la réserve et l’entrée principale. L’ambiance est décontractée, comme s’il fallait respirer un grand coup avant la tempête qui surgira demain. Et en effet, pas moins de vingt-quatre heures plus tard, la tente principale qui paraît si vide pour l’instant, comme un préau d’école abandonné, desservira des centaines d’étudiants, le sourire ou le goulot aux lèvres, la mine heureuse, parce que c’est le premier jour de la Brassicole, et c’est chouette tout de même, on en a pour une semaine de festivités, c’est parti pour un voyage au pays des bières et des rires, on se lèche les babines et on tapote gentiment au niveau du foie, comme pour dire allez mon pote va falloir être fort.

Oui, demain, il fera soleil. Froid, mais soleil. Tout sera encore comme neuf, et les regards se poseront sur les moindres détails de cette fascinante aire de fête en plein centre du campus du Solbosch. On se croira presqu’à un festival. A l’intérieur de la tente, des groupes assis en cercle sur le sol, comme à l’aube d’un concert, une odeur de poussière chaude, des bruissements de feuille qu’on roule et des clac-pshiiiit de bières qu’on ouvre, et des rires, surtout, des rires. Dehors, éparpillés tout autour, des amateurs de bière venus de partout qui profitent de la douceur de cette après-midi pour émoustiller leurs papilles, avant que la nuit tombe, sauvage et séduisante, et que l’endroit se transforme en véritable terrain éthylique ; des étudiants qui viennent se désaltérer entre deux cours ; et les bénévoles et l’équipe du Semeur qui contemplent, stupéfaits, ce qui est leur œuvre d’art.

Mais demain, nous n’y sommes pas encore. On se déplace dehors, sur la plateforme en planches de bois qui servira de carrefour entre l’entrée de la tente principale et les chemins menant aux petits chapiteaux où se dérouleront des activités diverses. Et là, qu’est-ce qu’on trouve ? Des dessinateurs des rues et des rêves, les vêtements emplis de peinture, qui s’attardent sur deux grandes planches de bois contre lesquelles ils ont pschiiiité toute l’après-midi avec leurs bombes de peinture de toutes les couleurs. Le travail n’est pas encore terminé, et c’est déjà très beau. Sur la première, un zèbre, représentant la ville de Charleroi, souriant derrière une table de mixage, le casque sur les oreilles, une bière à la main – évidemment. Sur la seconde, un paysage féerique, une sorte de rivière enchantée qui s’enroule autour d’un triangle blanc. Bientôt, ce triangle arborera les lettres du Semeur et le tableau sera exposé juste derrière la scène. Bientôt, des centaines de têtes se déchaîneront sous les basses des concerts technos. Bientôt, une flopée de mains se lèvera, en rythme avec les mots des rappeurs, et le tableau magique s’illuminera de toutes les couleurs.

brassicole 6

Les bancs ne sont pas encore défaits. Ils sont entassés sur le sol, et bientôt ils se déploieront ; plus tard, ils seront réchauffés par une foulée de paires de fesses qui viendront y trouver une petite pause de vie. Mais il y en aura beaucoup, des assoiffés. Si bien que se frayer un chemin à travers les bancs deviendra vite un grand périple. Mais on s’en fiche. Nous sommes beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup à vouloir faire la fête, et ça fait beaucoup, beaucoup, beaucoup plaisir. D’accord, ça se pousse et ça se compresse dans tous les sens, surtout en-dessous de la tente, derrière le bar. Mais nous ne sommes pas pressés ! Arrivés au bar, on se prend direct deux tournées, ça devient une habitude. Puis on replonge dans la foule, pardon à gauche, pardon à droite, et en deux temps trois coups de coude, nous voilà dehors, c’est toute la communauté estudiantine qui respire fort dans la nuit, c’est vivant, c’est violent, c’est la Brassicole.

Attention, chaud devant, l’échelle qui servait tout à l’heure à mettre en place les néons et les spots de lumière se dirige maintenant vers la gigantesque arcade métallique qui servira d’entrée principale. On doit y accrocher une affiche monumentale arborant les mots de bienvenue des Carolos de l’ULB. Deux bénévoles grimpent sur chaque pilier de l’arcade, un troisième sur l’échelle placée au centre et ça y est, après quelques vacillements, la banderole sous laquelle des milliers d’étudiants viendront et partiront a pris sa place, et on a presque l’impression qu’elle rigole déjà. Parce qu’elle va en avoir plein les yeux et elle le sait bien, c’est chaque année pareil. Sous elle défilera un cortège d’étudiants impayable, complètement rocambolesque, parce que la bière ça dépollue les émotions tout doucement, petit à petit, ça s’imprègne sur chaque parcelle du corps qui tout à coup se retrouve envoûté, et ça y est, c’est trop tard, on est complètement saoul et on fait n’importe quoi, n’importe quoi tous ensemble, alors vous imaginez le spectacle que ça doit donner vu d’en haut, ça doit être un beau tableau tout désordonné et tout coulant, ça doit être très beau et très incompréhensible.

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En fait, pendant la semaine de la Brassicole, il n’y a pas grand-chose à comprendre, si ce n’est que c’est la bonne occasion de laisser onduler la part d’imbécillité heureuse qui est en nous sans déranger ni personne ni les convenances – ces dernières se sont fait la malle depuis le début des festivités. Il n’y a rien à comprendre, si ce n’est que c’est le bon moment pour se laisser compromettre par des bières inconnues et savourer l’inattendu.

Mais retournons à l’intérieur, car il est temps de déplacer le bar. Il est constitué d’une ribambelle de packs de bière attachés les uns aux autres par ce qui sert parfois de menotte aux policiers sans le sou, et il siège là comme le prince de la semaine, au beau milieu de la salle. Le but est de lui faire faire une rotation de 90 degrés, et c’est pas gagné. Il faut que tous soient coordonnés pour le lever en même temps, un, deux, trois, c’est parti, vous reculez, nous on avance, attention au milieu, vous êtes trop lents par ici, plus vite là-bas, stoooooop on le redescend, attention aux pieds ! Après un joli quart d’heure à gesticuler comme des petites fourmis déplaçant une gigantesque miette de pain, le bar est enfin à sa place. Maintenant, il va falloir déplacer toutes les bières de la réserve et les positionner de la façon la moins contrariante, mais c’est assez fastidieux.

Voilà. Le soleil s’est couché, et la Brassicole s’apprête à déployer ses vapeurs de malt, pendant cinq journées et cinq nuits en folie.

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Vos dévouées Mazarine et Anna.

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